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l’outil

Dimensionner un groupe électrogène : la jauge, et ce qu’elle refuse de faire

Cochez vos appareils : la jauge additionne chaque table professionnelle séparément et affiche les totaux nommés, sans jamais les mélanger.

Comment se servir de la jauge

Vous cochez vos appareils. La jauge additionne ensuite chaque table séparément, ligne par ligne, puis affiche les totaux côte à côte en les nommant clairement. Si une table ne publie pas tous les appareils que vous avez retenus, elle n’affiche pas de total et indique seulement combien d’appareils sur combien elle couvre.

Ce qu’elle calcule et ce qu’elle ne calcule pas

La jauge fait une chose précise. Elle reprend des valeurs publiées par des professionnels, les additionne sans les mélanger, puis présente le résultat tel qu’il existe dans les sources. Elle ne fabrique pas de chiffre intermédiaire. Elle ne corrige pas les tableaux. Elle ne décide pas qu’une source a raison contre une autre.

Concrètement, quand vous sélectionnez plusieurs appareils, l’outil refait les additions table par table. Si Promeca publie une valeur pour un appareil, cette valeur reste dans la colonne Promeca. Si Mabeo Industries publie une valeur pour ce même appareil, elle reste dans la colonne Mabeo Industries. Les sommes sont donc séparées dès le départ. C’est la base du fonctionnement.

La jauge ne convertit jamais des watts en ampères et ne parle jamais d’ampères, d’intensité, de kVA ni de courant d’appel chiffré. Si le sujet du démarrage vient, il faut le dire sans détour : le courant d’appel est une grandeur en ampères, il ne se déduit pas d’une puissance en watts, et le facteur de puissance s’effondre au démarrage. Un chiffre en watts ne suffit donc pas à produire, par calcul automatique, une réponse sérieuse sur ce point.

Elle n’applique pas non plus un coefficient unique à une somme de watts. Les tableaux professionnels publient leurs propres valeurs appareil par appareil. Les remplacer par une règle générale donnerait un autre résultat, qui ne serait plus celui de la source. Le site refuse ce glissement. Il recopie une méthode publiée quand elle existe, et signale quand cette méthode doit s’appuyer sur des valeurs prises ailleurs.

C’est le cas de Kiloutou. Kiloutou publie une règle, mais aucune table d’appareils. La règle est citée telle quelle : « vous devez donc additionner la puissance de tous les appareils que vous souhaitez raccorder et multipliez le tout par 1,20. » Le problème est simple : sans puissances d’appareils publiées par Kiloutou, cette règle ne peut pas être utilisée seule. Il faut forcément prendre les puissances dans une autre table. Chaque fois que le site procède ainsi, il le signale. Il ne fait pas comme si ces valeurs venaient de Kiloutou.

La jauge ne donne aucun conseil d’installation électrique. Le raccordement au tableau, l’inverseur de source, la mise à la terre et le câblage relèvent d’un électricien.

Elle ne traite pas non plus la location de groupes électrogènes. Ce n’est pas son rôle. Sa fonction est plus étroite et plus utile pour le choix : montrer ce que publient les tables, montrer les écarts, et s’arrêter là où les sources s’arrêtent.

Enfin, la jauge ne promet pas une exactitude absolue. Les sources elles-mêmes encadrent la portée de leurs chiffres. Promeca précise que ses valeurs sont données à titre indicatif et renvoie à la plaque constructeur de l’appareil pour connaître la puissance continue exacte. Mabeo Industries présente aussi ses valeurs comme des données à titre indicatif. Ces réserves comptent. Le site ne les efface pas derrière un total propre et rassurant. Il les laisse visibles dans la méthode même.

La raison pour laquelle deux totaux apparaissent au lieu d’un

Quand deux totaux apparaissent, ce n’est pas un défaut d’interface. C’est le résultat normal d’un travail honnête sur des sources qui ne publient pas toujours les mêmes valeurs. La jauge somme chaque table séparément et affiche les colonnes côte à côte en les nommant. Si Promeca et Mabeo Industries n’annoncent pas les mêmes puissances pour un ou plusieurs appareils, leurs totaux finaux divergent aussi. Cacher cet écart sous un chiffre unique serait trompeur.

Le site refuse donc de faire la moyenne entre deux sources contradictoires. Une moyenne entre deux chiffres publiés par des professionnels produit un troisième chiffre que personne n’a publié. Ce troisième chiffre a l’air propre. Il a l’air neutre. En réalité, il ne vient de nulle part. La jauge préfère montrer la fourchette bornée par des totaux réellement publiés. C’est plus sobre, mais c’est surtout plus fidèle aux données.

Cette fourchette n’est pas une astuce de présentation. C’est le résultat. Sa borne basse et sa borne haute correspondent à des totaux existants, calculés à partir de tables existantes. Rien n’est interpolé. Rien n’est adouci. Si les professionnels se contredisent, le site ne tranche pas à leur place. Il rend cette contradiction visible, parce qu’elle change la décision à prendre.

Cette manière d’afficher les choses évite une erreur fréquente : croire qu’un seul nombre résume tout. Pour un lecteur pressé, un chiffre unique est tentant. Mais s’il repose sur un mélange de tables, sur une moyenne, ou sur un coefficient uniforme appliqué après coup, il ne dit plus ce que disent les sources. Il dit ce qu’un calculateur a inventé entre elles. La jauge refuse précisément ce rôle.

Le même principe vaut pour la règle de Kiloutou. Comme Kiloutou ne publie pas de puissances par appareil, le site ne peut pas faire apparaître un total « pur Kiloutou » fondé sur sa seule documentation. Si sa règle est utilisée, les puissances viennent forcément d’une autre table. Là encore, le site le signale, au lieu de laisser croire qu’il s’agit d’un résultat homogène.

Ce qui se passe quand une table ne publie pas l’un de vos appareils, et pourquoi nous préférons ne rien afficher plutôt qu’un total partiel

Si une table ne couvre pas tous les appareils que vous avez cochés, la jauge n’affiche aucun total pour cette table. Elle indique simplement combien d’appareils sur combien sont couverts. Ce choix est strict. Il évite un faux confort.

Un total partiel est dangereux parce qu’il ressemble à un total complet. Visuellement, la différence est faible. Dans la décision, elle est majeure. Si un appareil manque dans la table, la somme obtenue est forcément incomplète. Or l’appareil absent peut peser lourd dans l’ensemble. Afficher tout de même un nombre donnerait une impression de suffisance alors que la base documentaire est lacunaire.

Le site préfère donc ne rien afficher plutôt qu’un chiffre amputé. Ce silence n’est pas une panne. C’est une protection contre le sous-dimensionnement. Quand une information manque, il vaut mieux le dire que la masquer derrière une addition inachevée. Une page qui reconnaît ses trous aide plus qu’un tableau qui les maquille.

Ce refus est cohérent avec la façon dont les sources présentent elles-mêmes leurs données. Promeca borne explicitement la portée de sa table et renvoie à la plaque constructeur pour la puissance continue exacte. Mabeo Industries qualifie aussi ses valeurs de données à titre indicatif. Si, en plus de cette prudence de départ, la table ne publie même pas l’un de vos appareils, il n’y a aucune base sérieuse pour afficher un total comme s’il était complet.

Le même raisonnement interdit d’aller chercher un chiffre manquant au hasard dans une autre colonne, puis de l’injecter dans la table incomplète pour « finir » la somme. Ce serait mélanger des publications qui n’ont pas été conçues ensemble et fabriquer un résultat composite sans le dire. La jauge ne le fait pas. Chaque total reste lié à sa source, ou n’apparaît pas.

Le geste qui reste à faire de votre côté, et que rien ne remplace

Le dernier geste ne se fait pas sur la jauge. Il se fait sur vos appareils. Promeca le dit explicitement en renvoyant à la plaque constructeur pour la puissance continue exacte. Mabeo Industries présente aussi ses valeurs comme indicatives. Autrement dit, les tables servent à cadrer une recherche, pas à remplacer l’information portée par l’appareil lui-même.

Ce contrôle reste indispensable, même si la jauge affiche une fourchette claire et même si vos appareils sont tous couverts. Les tableaux professionnels sont utiles pour comparer, repérer des ordres de grandeur publiés et voir où les sources se séparent. Mais quand vient le moment de retenir un appareil précis, la plaque constructeur reste la référence à vérifier de votre côté.

Rien ne remplace cette vérification. Ni un total unique. Ni une moyenne. Ni une règle générale appliquée à une somme. Ni un total partiel affiché « pour aider ». La jauge fait ce qu’elle doit faire : reproduire des publications, nommer leurs écarts, signaler leurs limites. Le reste dépend de l’information exacte portée par vos équipements.

Ce que la jauge s’interdit d’afficher

La jauge n’affiche que des nombres qu’une source publie telle quelle. Elle ne montre donc aucun total calculé à partir de la règle de Kiloutou, et ce n’est pas un oubli : Kiloutou publie une règle sans publier de puissances, si bien qu’appliquer son coefficient obligerait à emprunter les valeurs d’une autre table. Le résultat serait un montage, et l’étiquetter « montage » ne changerait rien : c’est le nombre affiché que l’on retient, pas la note qui l’accompagne.

Sa règle garde toute sa place dans nos pages, où elle fait le travail pour lequel elle compte : montrer que trois professionnels du secteur ne dimensionnent pas de la même façon. C’est un argument, pas une colonne de tableau.

Ce que votre liste demande, en watts

Cochez ce que vous voulez faire tourner. Les puissances viennent de deux tables professionnelles, citées : Promeca et Mabeo Industries. Elles ne disent pas la même chose, et l’outil ne choisit pas à leur place.

Le froid alimentaire
Le chauffage et l'eau chaude
L'éclairage
L'information et les loisirs
Le confort de l'air
L'eau
La cuisine
Le linge et le ménage
Les ouvrants
L'atelier et le chantier
Le jardin

Ce que les professionnels publient pour cette liste : de 5 000 W à 7 000 W au moment où tout démarre. Cet écart n’est pas une imprécision de notre part : c’est la distance entre deux méthodes professionnelles, reproduites telles quelles.

Chaque table est sommée séparément, ligne à ligne. Aucun chiffre ci-dessous ne mélange les deux.
SourceEn marcheAu démarrage
coefficient de chaque appareil
Promeca3 100 W7 000 W
Mabeo Industries3 400 W5 000 W

Ce que Promeca dit de ses propres valeurs : « Valeurs données à titre indicatif, pour connaître la puissance continue (nominale) exacte. Veuillez vous reporter à la plaque constructeur figurant sur vos appareils. » Nous n’avons aucune raison d’être plus affirmatifs que la source.

Où poser le groupe : dehors. Les services de l’État demandent de « placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments », et le ministère de la Transition écologique range le fait de « faire fonctionner un groupe électrogène à l’intérieur » parmi les gestes à ne pas faire. Un groupe thermique rejette du monoxyde de carbone : un garage, une cave ou un abri fermé ne conviennent pas, même porte entrouverte.

Combien de temps il tiendra

Ce calcul-là est de l’arithmétique pure : un réservoir divisé par une consommation. Les deux valeurs se lisent sur la notice de votre groupe, à un régime donné ; nous ne les préremplissons pas, parce que nous ne les connaissons pas.

Renseignez les deux valeurs, lues sur la notice de votre groupe.

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