transparence
Notre méthode, et les six choses que ce site refuse d’afficher
Comment nous choisissons ce que nous publions, ce que nous laissons de côté, et pourquoi ces refus sont le contenu du site.
Le principe de départ : nous ne produisons aucune donnée, nous reproduisons des données publiées et nous les attribuons
Plan de Charge ne fabrique pas de chiffres. Le site reprend des valeurs déjà publiées par des professionnels, puis les affiche en disant d’où elles viennent. C’est la base de toute la méthode. Une puissance d’appareil n’apparaît jamais seule. Elle doit être rattachée à la source qui la publie, par son nom : « Promeca » ou « Mabeo Industries ». Sans attribution, le lecteur ne peut pas savoir qui avance quoi. Sans attribution, il ne peut pas vérifier.
Cette règle vaut pour chaque ligne, puis pour le total. L’outil du site additionne chaque table séparément, appareil par appareil. Il ne mélange pas les colonnes. Il ne fusionne pas les sources. Il calcule un total pour Promeca à partir des valeurs publiées par Promeca, puis un total pour Mabeo Industries à partir des valeurs publiées par Mabeo Industries. Ensuite, il affiche ces totaux côte à côte en les nommant.
Cette séparation est volontaire. Elle évite de transformer des tableaux professionnels en un chiffre maison. Le site ne cherche pas à améliorer, corriger ou lisser les publications d’origine. Il les reproduit. Si Promeca donne une valeur et si Mabeo Industries en donne une autre, les deux restent visibles comme telles. Le lecteur voit ce que chaque source publie réellement.
Le site rappelle aussi les limites posées par les sources elles-mêmes. Promeca encadre sa table avec cette mention : « Valeurs données à titre indicatif, pour connaître la puissance continue (nominale) exacte. Veuillez vous reporter à la plaque constructeur figurant sur vos appareils. » Mabeo Industries présente aussi ses valeurs sous une formule explicite : « Données à titre indicatif ». Le site ne cache pas ces réserves. Elles font partie de l’information utile. Reproduire une table sans reproduire son avertissement donnerait une impression de précision que la source ne revendique pas elle-même.
Le principe est donc simple : reprendre des données publiées, garder leur attribution, conserver leurs limites, et ne jamais faire passer une reconstruction du site pour une donnée publiée par un professionnel.
Ce que nous faisons quand deux sources se contredisent
Quand deux professionnels divergent, Plan de Charge ne choisit pas à la place du lecteur. Le site n’invente pas non plus une synthèse. Il montre l’écart. C’est le résultat utile, parce que c’est le seul qui corresponde à des chiffres réellement publiés.
L’outil affiche alors une fourchette. Cette fourchette est bornée par des totaux qui existent dans les tables utilisées. Elle ne sort pas d’un calcul intermédiaire. Elle n’est pas une estimation. Elle repose sur les deux totaux affichés côte à côte, chacun rattaché à sa source.
Le site refuse surtout une pratique très répandue : faire la moyenne entre deux chiffres contradictoires. Une moyenne entre deux désaccords crée un troisième chiffre que personne n’a publié. Ce chiffre aurait l’apparence de la précision, mais il n’aurait pas de source. Plan de Charge ne le produit donc pas.
Le même refus vaut pour les raccourcis sur le démarrage des appareils. Le courant d’appel se mesure en ampères. Une puissance en watts ne permet pas de le calculer. Le site ne convertit donc jamais des watts en ampères, et ne donne jamais de valeur chiffrée de courant d’appel à partir d’une puissance. Quand le sujet apparaît, il est traité frontalement : cette grandeur ne se déduit pas des seules puissances publiées. Là encore, mieux vaut une limite clairement dite qu’un chiffre faux.
Cette méthode a une conséquence directe : si les sources ne racontent pas la même chose, l’écran ne devient pas plus rassurant en affichant un seul nombre. Il devient plus honnête en montrant une borne basse, une borne haute, et le nom de la source derrière chacune.
Ce que nous faisons quand une seule source couvre un appareil
Il arrive qu’un appareil sélectionné ne soit publié que par une seule table. Dans ce cas, le site ne comble pas le vide avec une supposition. Il garde la même discipline : il montre ce qui est couvert, et il dit ce qui ne l’est pas.
Concrètement, quand une table ne publie pas tous les appareils cochés, l’outil n’affiche aucun total pour cette table. À la place, il indique combien d’appareils sur combien elle couvre. Ce point compte beaucoup. Un total partiel peut donner l’illusion qu’une source suffit alors qu’elle ne couvre pas toute la sélection. Le site préfère retirer le total plutôt que de laisser croire qu’il est complet.
Quand une seule source couvre un appareil, cette source reste donc visible ligne par ligne, mais l’outil ne transforme pas automatiquement cette couverture incomplète en réponse globale si l’autre table manque des éléments nécessaires. Le lecteur sait alors exactement où se situe le trou documentaire.
Le cas de Kiloutou montre pourquoi cette prudence est nécessaire. Les données disponibles indiquent que Kiloutou ne publie aucune puissance d’appareil. Si l’on applique sa règle, il faut donc reprendre les puissances d’une autre table. Le site le signale chaque fois qu’il le fait. Il ne présente jamais ce montage comme si Kiloutou avait publié lui-même les puissances utilisées. L’information utile n’est pas seulement la règle ; c’est aussi l’origine des chiffres sur lesquels cette règle repose.
Autrement dit, quand une seule source couvre un point, le site ne maquille pas cette situation en certitude générale. Il nomme la source disponible, il retire les totaux incomplets, et il indique clairement le niveau de couverture. C’est moins spectaculaire qu’un nombre unique, mais beaucoup plus fiable.
Ce que nous n’écrirons pas, listé sans détour
Le site a des refus nets. Ils ne sont pas là pour éviter le sujet. Ils servent à éviter les faux calculs, les faux accords entre sources et les conseils qui ne relèvent pas de cette publication.
- Jamais de conversion des watts en ampères. Le courant d’appel se mesure en ampères. Une puissance en watts ne permet pas de le calculer.
- Jamais de coefficient unique appliqué à une somme de watts. Les tables professionnelles publient leurs propres valeurs appareil par appareil.
- Jamais de moyenne entre deux sources divergentes. Si Promeca et Mabeo Industries ne publient pas le même résultat, la fourchette est la seule sortie fidèle aux données.
- Jamais de total pour une table incomplète. Quand tous les appareils cochés ne sont pas couverts, l’outil affiche la couverture, pas un total tronqué.
- Jamais de conseil d’installation électrique. Le raccordement, l’inverseur de source, la mise à la terre et le câblage relèvent d’un électricien.
- Jamais de location de groupes électrogènes. Ce site n’en traite pas.
À cela s’ajoute une règle de fond : aucune donnée absente n’est inventée pour « compléter » une page. Si une source ne publie pas une puissance, le site ne la devine pas. Si deux sources ne se recoupent pas, le site ne force pas un accord. Si une règle oblige à reprendre les puissances d’une autre table, comme dans le cas de Kiloutou, cette dépendance est signalée chaque fois.
Comment nous corrigeons quand nous nous trompons, et comment nous le signalons
Une erreur peut venir d’une mauvaise attribution, d’une reprise incomplète d’une table, d’un total affiché alors qu’une couverture manque, ou d’une formulation qui fait dire à une source plus qu’elle ne dit. Quand cela arrive, la correction doit suivre la même logique que le reste du site : revenir au document publié, rétablir l’attribution exacte, puis rendre visible ce qui a été rectifié.
La première règle de correction consiste à ne pas compenser une erreur par une approximation. Si une valeur a été mal reprise, elle est remplacée par la valeur publiée par la source concernée, en gardant son nom. Si le problème vient d’un désaccord entre sources qui avait été mal présenté, le site rétablit la fourchette bornée par les totaux réellement publiés. Si une table ne couvrait pas tous les appareils cochés et qu’un total avait tout de même été affiché, ce total doit disparaître au profit de l’indication de couverture.
Le signalement suit la même ligne de conduite. Le site ne cache pas la nature de la correction derrière une formule vague. S’il y avait une erreur d’attribution, il faut le dire. S’il y avait un total alors qu’il ne devait pas y en avoir, il faut le dire. S’il manquait la mention qu’une règle reposait sur les puissances d’une autre table, il faut le dire aussi. La transparence n’est pas un supplément éditorial ; c’est la condition pour que le lecteur sache ce qu’il regarde.
Cette manière de corriger découle directement de la promesse du site. Plan de Charge ne vend pas, ne loue pas, n’installe pas. Il reproduit des données publiées, il les attribue, il montre leurs écarts et leurs limites. Quand il se trompe, la seule bonne correction consiste à revenir à cette promesse, sans ajouter un chiffre non publié, sans lisser une contradiction, et sans transformer une lacune documentaire en certitude de façade.
Pourquoi une mention en petits caractères ne suffit pas
Nous avons hésité sur un point, et la réponse mérite d’être écrite. Une source du secteur publie une règle de dimensionnement sans publier la moindre puissance d’appareil. Nous aurions pu la faire vivre dans notre outil en empruntant les puissances ailleurs, à condition de le signaler clairement.
Nous ne l’avons pas fait, pour une raison simple : ce qu’un lecteur retient d’un tableau, c’est le nombre, pas la note qui l’accompagne. Un chiffre construit à partir de deux sources qui ne se sont jamais rencontrées reste un chiffre que personne ne publie, même annoté. Notre outil s’en tient donc à une contrainte que nous pouvons tenir sans jugement : il n’affiche que des nombres qu’une source publie telle quelle.
Cette règle nous coûte quelque chose, et c’est normal : elle nous prive d’une troisième colonne qui aurait eu l’air rassurante. Les pages du site, elles, sont libres d’expliquer cette règle de dimensionnement et de la comparer aux autres — c’est du texte, il est lu comme du texte, et personne n’en repart avec un total dans la tête.
Les sources de cette page
- Promeca — table des puissances et coefficients de démarrage, relevée le 3 août 2026.
- Mabeo Industries — puissances par pièce et facteurs multiplicateurs, relevée le 3 août 2026.
- Kiloutou — règle de calcul de la puissance, relevée le 3 août 2026.