/* == plan-de-charge : debut == */ /* == plan-de-charge : fin == */ Aller au contenu
W Plan de Charge

le carburant

Groupe électrogène diesel : à partir de quel besoin la question se pose

Ce que le diesel change dans le dimensionnement d’un groupe électrogène, et ce qu’il ne change pas.

La question du carburant arrive après celle de la puissance, et non l’inverse

Le choix entre un groupe électrogène diesel et un autre groupe thermique ne commence pas par le carburant. Il commence par la puissance que les appareils à alimenter demandent réellement. Tant que cette base n’est pas posée, la question « diesel ou non » arrive trop tôt.

Plan de Charge ne remplace pas les tableaux publiés par les professionnels. Le site reprend ce que publient Promeca et Mabeo Industries pour les appareils domestiques, signale leurs écarts, et s’arrête là. Il ne fabrique pas de chiffre intermédiaire. Il n’applique pas non plus un coefficient unique à une somme de watts. Chaque appareil doit être lu dans la table qui le documente.

C’est la raison pour laquelle le carburant ne peut pas servir de point de départ. Un réfrigérateur ne demande pas une autre puissance de marche ou de démarrage parce que le groupe fonctionne au diesel. La machine qui produit l’électricité peut changer de carburant ; l’appareil à alimenter, lui, garde la puissance que la source professionnelle lui attribue.

Autrement dit, la bonne séquence est simple. D’abord, lister les appareils à faire fonctionner pendant la coupure. Ensuite, relever pour chacun la puissance publiée par Promeca ou par Mabeo Industries. Seulement après, regarder quel type de groupe permet de tenir dans la durée, et là la question du carburant devient utile.

Ce point paraît élémentaire, mais c’est là que naissent beaucoup d’erreurs. Quand on commence par « je veux un diesel », on risque de traiter le carburant comme si c’était un raccourci vers le bon dimensionnement. Ce n’en est pas un. Le diesel peut changer la lecture de la consommation du groupe et donc de l’autonomie. Il ne change pas les watts demandés par les appareils à secourir.

Ce que le diesel change dans la lecture d’une notice : la consommation horaire, donc l’autonomie, et rien d’autre du côté des watts demandés par les appareils

Sur une notice de groupe électrogène, le point qui prend immédiatement du relief quand on s’intéresse à un modèle diesel, c’est la consommation horaire. C’est cette donnée qui permet ensuite d’estimer combien de temps la machine pourra fonctionner avec le carburant disponible dans son réservoir. Le sujet devient alors l’autonomie.

La donnée doit être lue telle qu’elle est publiée sur la notice du groupe, pour le régime indiqué par le fabricant. Plan de Charge ne préremplit aucune valeur et n’en déduit aucune autre. La consommation horaire dépend de la charge. Si cette consommation varie selon les conditions de fonctionnement décrites sur la notice, il faut lire la bonne ligne, pas inventer un chiffre de compromis.

En revanche, le diesel ne change rien du côté des watts demandés par les appareils. Un groupe diesel n’autorise pas à minorer la puissance de marche d’un congélateur, ni à lisser la puissance de démarrage d’une pompe, ni à transformer un besoin incertain en chiffre rassurant. Si la source manque, il faut l’écrire. Si les sources divergent, il faut garder la fourchette publiée, pas créer une valeur médiane.

Le sujet du démarrage mérite une limite claire. Plan de Charge ne convertit jamais des watts en ampères et ne parle pas d’intensité, d’ampères, de kVA ni de courant d’appel chiffré. Le courant d’appel est une grandeur en ampères ; il ne se déduit pas d’une puissance en watts, et le facteur de puissance s’effondre au démarrage. Si un lecteur attend un chiffre de ce type à partir d’une simple puissance en watts, le site refuse de le produire.

Le diesel ne simplifie donc pas le problème de puissance. Il déplace l’attention vers un autre paramètre : combien de temps le groupe peut tenir, à partir d’une consommation horaire donnée et d’un réservoir donné. C’est utile. Ce n’est pas un substitut au dimensionnement des appareils.

Le calcul d’autonomie, qui est de l’arithmétique pure, et les deux valeurs qu’il faut aller lire soi-même

L’autonomie se calcule sans coefficient et sans hypothèse ajoutée. L’opération consiste à diviser la contenance du réservoir par la consommation horaire. Rien de plus. C’est de l’arithmétique pure.

Ce caractère très simple du calcul ne dispense pas d’une grande rigueur sur les données d’entrée. Il faut aller lire soi-même deux valeurs :

Plan de Charge ne remplit aucune de ces deux cases à votre place. Le site n’ajoute pas de coefficient « de sécurité », ne corrige pas une consommation horaire selon un usage supposé, et ne fait pas d’estimation générique. Si la notice ne donne pas la consommation horaire dans les conditions qui vous intéressent, l’information manque. Il vaut mieux l’écrire clairement que combler le vide par une valeur imaginaire.

Cette retenue est volontaire. Une autonomie calculée sur une donnée absente ou mal lue ne vaut rien. Elle donne une impression de maîtrise alors qu’elle repose sur un chiffre que personne n’a publié pour ce cas précis. Quand le besoin réel arrive pendant une coupure, c’est trop tard pour découvrir que l’autonomie supposée tenait sur une hypothèse cachée.

Le calcul ne dit d’ailleurs qu’une chose : la durée théorique correspondant aux deux valeurs lues. Il ne dit pas si le groupe est bien dimensionné pour le démarrage des appareils. Il ne dit pas non plus si la liste des usages prévus est cohérente. L’autonomie répond à une question de temps. Le dimensionnement répond à une question de puissance. Mélanger les deux conduit souvent à croire qu’un grand réservoir compense un groupe mal choisi. Ce n’est pas le cas.

Si la question posée est « à partir de quel besoin la question du diesel se pose », la réponse passe donc par l’autonomie, pas par une autre lecture des besoins électriques. Dès qu’une durée de fonctionnement devient un critère concret, la consommation horaire et le réservoir prennent une place centrale. Mais cette étape vient après l’identification des appareils et de leurs puissances publiées.

Pourquoi la puissance à couvrir ne dépend pas du carburant, et ce que les deux tables professionnelles en disent

La puissance à couvrir dépend des appareils, pas du carburant du groupe. C’est le point fixe. Changer d’essence à diesel, ou l’inverse, ne modifie pas la puissance de marche et de démarrage d’un appareil domestique telle qu’elle est publiée par une table professionnelle.

Sur ce terrain, Plan de Charge s’appuie sur deux tables : celle de Promeca et celle de Mabeo Industries. Ces deux sources publient des puissances d’appareils domestiques. Elles ne disent pas toujours la même chose, et c’est précisément le type d’écart que le site doit montrer au lieu de le masquer.

Le constat global est net. Sur les 14 appareils que Promeca et Mabeo Industries publient tous les deux, les 14 ont une puissance continue différente selon la source, et les 14 ont aussi une puissance de démarrage différente. Pour 8 de ces 14 appareils, le coefficient de démarrage diffère également.

Ce constat interdit trois raccourcis. D’abord, il interdit la moyenne entre deux chiffres contradictoires. Une moyenne serait un troisième chiffre que ni Promeca ni Mabeo Industries ne publient. Ensuite, il interdit l’idée qu’un seul coefficient puisse s’appliquer à toute une installation. Enfin, il interdit de traiter les écarts comme des détails négligeables : s’ils sont publiés par les professionnels, ils doivent être visibles pour le lecteur.

L’exemple du réfrigérateur suffit à montrer l’ampleur du sujet. Promeca donne le réfrigérateur à 600 W en marche et 1 800 W au démarrage. Mabeo Industries donne ce même réfrigérateur à 400 W en marche et 1 200 W au démarrage. Entre ces deux publications, il n’y a pas un « bon » chiffre créé par Plan de Charge. Il y a une divergence entre deux sources professionnelles. Le résultat honnête est donc la fourchette publiée, pas une synthèse artificielle.

C’est ici que le carburant devient totalement secondaire pour le calcul de la puissance à couvrir. Qu’un groupe soit diesel ne change rien au fait que Promeca publie 600 W en marche et 1 800 W au démarrage pour le réfrigérateur, tandis que Mabeo Industries publie 400 W en marche et 1 200 W au démarrage. Le besoin électrique à considérer reste celui des appareils, avec les écarts documentés par les sources.

Il faut aussi rappeler la limite du site sur les conversions. Plan de Charge ne convertit jamais des watts en ampères, et ne remplace pas une donnée absente par une approximation présentée comme technique. Si une personne cherche un chiffrage de courant d’appel à partir d’une simple puissance de démarrage en watts, le site dit non. La puissance publiée par Promeca ou Mabeo Industries sert à bâtir une fourchette de besoin en watts. Elle ne permet pas, à elle seule, de produire autre chose de fiable.

L’endroit où l’on pose la machine, qui ne dépend pas non plus du carburant

Le lieu d’installation ne dépend pas non plus du carburant. Le point décisif tient au fait qu’un groupe électrogène thermique rejette du monoxyde de carbone, un gaz sans odeur et sans couleur.

Les services de l’État demandent de « placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments ». De son côté, le ministère de la Transition écologique classe le fait de « faire fonctionner un groupe électrogène à l’intérieur » parmi les gestes à ne pas faire.

Ces formulations visent le groupe électrogène thermique. Elles ne créent pas une exception utile ici selon le carburant. Le diesel ne change pas la règle de placement rappelée par les sources publiques citées. La machine doit être dehors, pas dans le bâtiment.

Plan de Charge ne donne aucun conseil d’installation électrique ; le raccordement, l’inverseur de source, la mise à la terre et le câblage relèvent d’un électricien. Sur la question du lieu, le site s’en tient donc à ce que disent les sources publiques : extérieur des bâtiments, et jamais à l’intérieur.

Si la question est de savoir à partir de quel besoin celle du diesel se pose, la réponse est précise. Elle se pose quand l’autonomie devient un critère à lire sur la notice du groupe, à partir de la consommation horaire et du réservoir. Elle ne se pose ni à la place du calcul de puissance, ni à la place des tables de Promeca et de Mabeo Industries, ni à la place des règles de sécurité sur l’emplacement du groupe.

Voir les groupes diesel sur Amazon — lien vers une recherche Amazon. Nous ne recommandons aucun modèle en particulier : aucune source ne publie de comparaison que nous puissions reprendre.

Ce que votre liste demande, en watts

Cochez ce que vous voulez faire tourner. Les puissances viennent de deux tables professionnelles, citées : Promeca et Mabeo Industries. Elles ne disent pas la même chose, et l’outil ne choisit pas à leur place.

Le froid alimentaire
Le chauffage et l'eau chaude
L'éclairage
L'information et les loisirs
Le confort de l'air
L'eau
La cuisine
Le linge et le ménage
Les ouvrants
L'atelier et le chantier
Le jardin

Ce que les professionnels publient pour cette liste : de 5 000 W à 7 000 W au moment où tout démarre. Cet écart n’est pas une imprécision de notre part : c’est la distance entre deux méthodes professionnelles, reproduites telles quelles.

Chaque table est sommée séparément, ligne à ligne. Aucun chiffre ci-dessous ne mélange les deux.
SourceEn marcheAu démarrage
coefficient de chaque appareil
Promeca3 100 W7 000 W
Mabeo Industries3 400 W5 000 W

Ce que Promeca dit de ses propres valeurs : « Valeurs données à titre indicatif, pour connaître la puissance continue (nominale) exacte. Veuillez vous reporter à la plaque constructeur figurant sur vos appareils. » Nous n’avons aucune raison d’être plus affirmatifs que la source.

Où poser le groupe : dehors. Les services de l’État demandent de « placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments », et le ministère de la Transition écologique range le fait de « faire fonctionner un groupe électrogène à l’intérieur » parmi les gestes à ne pas faire. Un groupe thermique rejette du monoxyde de carbone : un garage, une cave ou un abri fermé ne conviennent pas, même porte entrouverte.

Combien de temps il tiendra

Ce calcul-là est de l’arithmétique pure : un réservoir divisé par une consommation. Les deux valeurs se lisent sur la notice de votre groupe, à un régime donné ; nous ne les préremplissons pas, parce que nous ne les connaissons pas.

Renseignez les deux valeurs, lues sur la notice de votre groupe.

Les sources de cette page